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François Hollande sonne la mobilisation

A l’occasion de sa conférence de presse du 14 janvier, le Président de la République, a sonné, dans un discours combatif et positif, la mobilisation autour de son ambition pour la France qui doit garantir sa place de grande nation mondiale.

Conférence de presse de François Hollande - 14/01/14

Pacte de responsabilité des entreprises : la bataille pour l’emploi

Les années 2012 et 2013 ont été celles du redressement des comptes publics dégradés depuis plusieurs années par la droite alors au pouvoir. Rappelons que sous Nicolas Sarkozy la dette de l’État a explosé atteignant des sommets en augmentant de 600 milliards d’euros. Le déficit public, quant à lui, a atteint 7,5 % en 2009. En 2013, nous l’avons ramené à 4 %.

Lorsque nous sommes arrivés aux responsabilités, le déficit des comptes sociaux et du fonds de solidarité vieillesse s’élevait à 21 milliards d’euros. En 2012, il a été ramené à 17 milliards d’euros. En 2014, l’objectif est de réduire ce déficit à douze milliards d’euros. Pendant dix ans, de 2002 à 2012, la dépense publique a augmenté, en moyenne annuelle, de 2,1 %. Dans le budget présenté à l’Assemblée nationale et voté par la représentation nationale, l’augmentation de la dépense publique pour 2014 est de 0,4 %. En vingt mois, nous aurons divisé par cinq l’augmentation de la dépense publique. Cette effort a été réalisé tout en conservant notre modèle social.

Cette année 2014 sera celle de l’accélération afin d’accompagner mais surtout de tirer le train de la reprise et de la croissance. Cette reprise passera par une politique de l’offre amplifiée. C’est dans cet esprit que François Hollande a indiqué hier, avec force, vouloir conclure un Pacte de Responsabilité avec les entreprises. Comme il l’a affirmé « ce sont les entreprises qui créent les emplois durables ». 

La France mérite un projet ambitieux. Ce pacte ambitieux, se décline en 4 grands axes :

  • Premièrement, alléger le coût du travail. Cette démarche, déjà engagée avec le CICE, se poursuivra jusqu’en 2017 avec la fin des cotisations familiales pour les entreprises et les travailleurs indépendants.
  • Deuxièmement, donner plus en visibilité aux entreprises grâce à une modernisation de la fiscalité sur les sociétés et une diminution du nombre de taxes. En contrepartie, les entreprises pourront et devront investir et embaucher.
  • Troisièmement, la simplification. Faisant directement échoau « choc de simplification », cette nouvelle étape permettra d’aller encore plus loin. Cette action qui prendra corps jusqu’à la fin du quinquennat a pour but de faciliter la vie quotidienne de nos entreprises. De l’embauche de salariés aux obligations comptables en passant par l’accès aux marchés publics ; avec des formalités administratives moins lourdes, nos entreprises n’en seront que plus compétitives.
  • Quatrièmement, les contreparties. Ces allègements n’ont aucunement pour but le renforcement du pouvoir du patronat, c’est bien ici d’emploi dont il est question. Ainsi soulagées, les entreprises pourront aisément faciliter la vie de leurs salariés, embaucher ou encore investir pour une croissance et une compétitivité retrouvées

Ce pacte de responsabilité, sans précédent, est une chance pour la France et les Français, pour les entreprises, les partenaires sociaux et la croissance.

La méthode du Président Hollande est encore une fois celle du du donnant/donnant, de la concertation et de la discussion avec les différents partenaires sociaux. François Hollande l’a très bien dit, c’est unis que nous gagnerons les batailles de la croissance et de l’emploi.

Cette année 2014 est aussi celle du respect du pacte républicain et de nos institutions. C’est l’association du Parlement et des partenaires sociaux à la nouvelle donne économique. Surtout, le Président a tendu la main à l’opposition qui devra prendre ses responsabilités, ce qui n’a pas été jusque là la première de ses préoccupations ; elle qui s’exonère totalement de sa lourde responsabilité dans les difficultés, notamment budgétaires, que connaît notre pays.

Enfin, à la veille des élections européennes, le Président veut une relance de l’Europe grâce au rôle moteur que doit retrouver le couple franco-allemand. L’Europe est bien l’avenir de la France comme la France l’avenir de l’Europe.

Aujourd’hui, et la conférence de presse du 14 janvier me conforte dans cette idée, je renouvelle ma confiance et mon soutien au Président de la République, François Hollande, comme à son gouvernement. Ils ont su, depuis le début du quinquennat, mener fermement une politique progressiste et réformatrice dans l’intérêt de la France et de tous les Français. 

Auteur: Sylviane Bulteau

Députée Conseillère départementale de la Vendée

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