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Une agression homophobe violente à La Roche-sur-Yon : la droite vendéenne s’insurge

Suite au communiqué de presse paru hier dans la presse locale, la droite vendéenne unanime me fait aujourd’hui l’honneur d’une « lettre ouverte » particulièrement violente. Pour cette raison, vous trouverez ci-dessous l’intégralité de la position qui est la mienne – que j’assume et que je revendique – qui n’a pas été publiée dans sa totalité.

Communiqué de presse du 21 octobre 2014
Une agression homophobe violente à La Roche-sur-Yon.

Tous les Yonnais et tous les Vendéens ont été horrifiés et stupéfaits par l’agression homophobe très violente perpétrée récemment à La Roche-sur-Yon par un jeune militant d’extrême-droite condamné lundi à deux années de prison ferme pour cet acte barbare. Le caractère inédit en Vendée comme l’absence de scrupules et de remords exprimés par le jeune homme jugé par le tribunal interroge et doit interpeller les responsables politiques vendéens.

Voila déjà plusieurs mois que je dénonce la progression dans le débat public local – à l’image des dérapages que tout à chacun a pu relever au niveau national – d’expressions dangereuses car susceptibles d’influencer négativement des esprits fragiles ou trop facilement influençables.

Indéniablement, nous payons tous aujourd’hui collectivement le prix de l’agitation entretenue par l’organisation de La Manif pour Tous et de ses soutiens locaux, au premier rang desquels on trouve l’ensemble du spectre de la droite départementale vendéenne UMPF, de M. Retailleau à M. Moreau. Une droite départementale qui n’a jamais dénoncé, comme je l’ai pourtant demandé à de nombreuses reprises, les prises de position radicales et réactionnaires de mouvements extrémistes qui se font de plus en plus insistants et visibles dans le paysage.

Du défilé nocturne, au flambeau, de soi-disant « Homen » à La Roche-sur-Yon à la dégradation de la tombe de Clemenceau par des membres de La Manif Pour Tous en novembre 2013 en passant par l’utilisation récurrente du drapeau du Conseil général de la Vendée dans les manifestations violentes organisées contre l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe, jusqu’à la visite en juin 2013 de Bruno Retailleau à Fleury-Mérogis pour soutenir politiquement un militant « anti mariage gay » emprisonné pour rébellion envers les forces de l’ordre et même les menaces de mort dont j’ai été personnellement l’objet ; oui, la Vendée paye aujourd’hui le prix des errements idéologiques de la droite.

Auteur: Sylviane Bulteau

Députée Conseillère départementale de la Vendée

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