Format d'article

Là-bas la paix, ici la République

La situation au Proche-Orient est insoutenable, mais nous ne pouvons envisager ce conflit et prendre position de manière manichéenne. Depuis près de deux semaines, la population est la première victime de l’escalade militaire entre Israël et le mouvement Hamas. Dans la bande de Gaza, on a relevé des centaines de morts et des milliers de blessés ; principalement des femmes et des enfants. Aux tirs du Hamas répondent invariablement les représailles israéliennes ; réponse plus que disproportionnée à l’agression subie. La violence de l’offensive terrestre israélienne le démontre aujourd’hui plus que jamais.

israel_palestine

Lundi 14 juillet, le gouvernement israélien avait pourtant accepté la proposition égyptienne de cessez-le-feu, qui s’accompagnait de l’offre d’ouvrir sans délai des négociations sur l’entrée des personnes et des biens dans la bande de Gaza, permettant la reprise du ravitaillement. Cette proposition, soutenue par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et par la Ligue arabe, a été rejetée par le Hamas.

La France travaille en ce sens, en lien étroit avec l’Égypte et ses partenaires régionaux. Laurent Fabius, s’est d’ailleurs rendu au Caire vendredi 18 juillet et a pu échanger avec Mahmoud Abbas à cette occasion. Il a pu aussi rencontrer en Jordanie, dimanche 20 juillet, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. La France demeure donc en première ligne. Elle est engagée et poursuit ses efforts dans le sens d’un arrêt des combats. C’est là son devoir et c’est là son honneur.

D’aucuns veulent importer ce conflit en France, non pour le dénoncer mais pour remettre en cause les droits d’un peuple à l’existence. S’il est légitime d’exprimer une position, les violences racistes, islamophobes et antisémites qui ont eu lieu ces derniers jours sont intolérables et n’ont pas leur place dans la République. La violence est bien le problème et n’est en rien la solution, que ce soit au Proche-Orient ou ici, en France. L’escalade de la violence frappe toujours, et de plein fouet, les populations civiles.

Le Président de la République ainsi que le Gouvernement et les Parlementaires de la majorité partagent la même inquiétude. Nous sommes convaincus que seule une solution politique permettra de résoudre durablement les difficultés du jour. Force est hélas de constater qu’en son absence, ce sont bien les extrémistes, de part et d’autre, qui tirent profit des combats. Il est donc impératif d’y mettre un terme pour que soit enfin renoué le nécessaire fil du dialogue afin que la paix s’installe à terme durablement.

Auteur: Sylviane Bulteau

Députée Conseillère départementale de la Vendée

Les commentaire sont fermés pour cet articles