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Premier parachutage d’armes en Vendée il y a 70 ans

Il y a 70 ans, le premier parachutage d’armes en Vendée avait lieu à La Couture, sur ma circonscription. Comme il se doit, nous avons rendu hommage à tous les acteurs de ce fait de résistance et en particulier à Monsieur  Gaston Marceteau, résistant dès l’âge de 17 ans, arrêté le 2 septembre 1943, torturé puis déporté à Buchenwald, libéré par les alliés le 11 avril 1945. Gisèle Billet était là également, son père était le propriétaire du terrain où le parachutage a eu lieu ; elle et Gaston sont des amis d’enfance, élevés dans le même quartier à La Roche Sur Yon, c’est en vélo qu’ils venaient à La Couture, à la maison de pêche de son papa, avant que la guerre n’arrive.

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 70e anniversaire du parachutage d’armes à La Couture

Discours de Madame Sylviane BULTEAU – Députée

13 juillet 2013

Monsieur le Maire,

Monsieur Gaston Marceteau,

Messieurs les conseillers généraux,

Mesdames et messieurs les élus,

Mesdames et messieurs les porte-drapeau,
Mesdames et Messieurs,

Je suis très honorée d’être aujourd’hui parmi vous à La Couture, pour célébrer ensemble cet anniversaire.

En effet, il y a de cela 70 ans, de juin à août 1943, huit parachutages d’armes et de munitions furent effectués en Vendée. Le premier d’entre eux fut réceptionné ici même à La Couture par une quinzaine de résistants dans la nuit du 13 au 14 juillet 1943. Cet acte de bravoure, gardons-le à l’esprit, valut à 49 membres des équipes de réception d’être déportés. 26 de ces résistants trouvèrent finalement la mort dans les camps.

Je voudrais à l’occasion de cette cérémonie, leur rendre hommage. Rendre hommage au courage dont ils ont fait preuve dans un combat mené au nom d’un noble idéal, celui d’une France libre, d’une France démocratique et tolérante, et cela au prix de leur propre vie. En ces temps de paix retrouvée et de fraternité entre les peuples d’Europe, nous avons, comme les générations à venir, une reconnaissance éternelle et un respect sans faille à l’égard des acteurs de la résistance.

Chaque citoyen de la République française doit s’acquitter d’un devoir de mémoire aussi bien envers toutes celles et ceux qui se sont activement engagés dans les réseaux de résistance qu’envers les personnes qui plus ponctuellement, un jour, par un geste, en donnant de leur personne, ont permis de faire avancer la cause de la Résistance en France. Ce sont ces personnes qui réceptionnaient des armes parachutées, qui accueillaient chez elles à l’improviste des résistants ou des Juifs, qui en portant haut et fort une grande image de la France, ont permis de faire triompher la liberté et la démocratie que nous connaissons aujourd’hui. Se souvenir d’eux et de leurs courageuses actions, c’est faire honneur à leur mémoire, c’est faire honneur à la France.

J’accorde personnellement, comme députée, une importance toute particulière au devoir de mémoire. C’est notamment une des raisons qui m’a poussée à rejoindre, au début de mon mandat, les groupes d’amitié parlementaires France-Allemagne et France-Algérie. Nous partageons en effet une histoire commune avec ces pays, un lourd passé parfois. Mais la réconciliation est bien là et c’est dans l’entente et l’échange que nous pourrons tirer les leçons de l’Histoire. Je prête également, avec mes collègues conseillers généraux, une attention particulière à ce qu’en Vendée le travail de mémoire soit le mieux développé, notamment sur un plan pédagogique, et que soit valorisée la pratique de la commémoration.

Je peux également témoigner de l’engagement des parlementaires et du gouvernement sur ce sujet, qui ont à cœur d’entretenir ce travail de mémoire. L’instauration le 27 mai, d’une journée nationale de la Résistance, qui a fait l’objet d’une proposition de loi du Sénat adoptée par l’Assemblée nationale ce mardi 9 juillet 2013, répond à une telle exigence. L’instauration de cette journée nationale de la Résistance rappelle que le 27 mai 1943 s’est tenue la première réunion du Conseil national de la Résistance présidée par Jean Moulin et qui marqua les débuts d’une résistance organisée. La transmission de la mémoire de la résistance à la jeunesse d’aujourd’hui sera demain mieux assurée alors que disparaissent les derniers témoins et que l’éloignement du temps rend moins palpable la réalité de ces événements passés dans l’inconscient et l’imaginaire collectif national.

Les commémorations à venir seront j’en suis certaine, un grand moment de rassemblement et de communion de toute la Nation.

Je vous remercie.

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Auteur: Sylviane Bulteau

Députée Conseillère départementale de la Vendée

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