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50 ans d’amitié franco-allemande

Il y a cinquante ans, le 22 janvier 1963, était signé à Paris le traité de l’Élysée entre Charles De Gaulle, président de la République française, et Konrad Adenauer, chancelier de la République fédérale d’Allemagne.

Charles De Gaulle et Konrad Adenauer signent le traité de l'Elysée, le 22 janvier 1963

Charles De Gaulle et Konrad Adenauer signent le traité de l’Elysée, le 22 janvier 1963.

Ce texte prévoyait des consultations politiques au plus haut sommet de l’État et des rencontres régulières entre les décideurs de chaque pays. Dans un contexte prégnant de guerre froide, l’amorce d’une coopération militaire était engagée après l’échec retentissant de la CED (Communauté européenne de défense) en 1954. Mais cet accord diplomatique voyait plus loin et investissait le domaine de l’éducation et de la jeunesse : enseignement des langues, coopération scientifique, resserrement des liens entre les jeunes de chaque pays par l’intermédiaire d’échanges.

Moins de vingt années après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les deux anciens ennemis héréditaires décidaient de conclure un traité d’amitié afin de construire, ensemble, une Europe de paix au service de la prospérité de ses habitants. Après trois conflits destructeurs – 1870, 1914-1918, 1939-1945 – quelle revanche sur l’Histoire dans ces années soixante du vingtième siècle où les rancunes et les haines étaient encore tenaces ! Et quel chemin parcouru depuis lors sur le chemin d’une meilleure intégration européenne !

Membre du groupe d’amitié France-Allemagne de l’Assemblée nationale, je me rendrai mardi 22 janvier prochain au Bundestag, à Berlin, où sera commémoré l’anniversaire de cet événement historique majeur de la seconde moitié du XXe siècle.

S’il sera bien évidemment question du passé, cette cérémonie doit aussi être l’occasion de dire notre confiance dans l’avenir et dans la solidité du couple franco-allemand dans un contexte de crise économique sévère qui nécessite plus que jamais une coopération renforcée et une solidarité à toutes épreuves.

Car n’oublions jamais que c’est bien la plus grande crise du siècle passé, celle de 1929, qui a ouvert la porte aux populismes partout en Europe et montré le chemin du fascisme et des idéologies autoritaires qui ont conduit l’Europe à sa perte et à deux doigts de l’annihilation.

Je suis donc particulièrement fière, heureuse et honorée de compter parmi les membres de la représentation nationale qui porteront ce message à leurs collègues et au peuple allemands.

Auteur: Sylviane Bulteau

Députée Conseillère départementale de la Vendée

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