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François Hollande fixe le cap, les objectifs et les moyens

L’intervention du président de la République, hier, est indéniablement considérée comme un succès, y compris par les commentateurs de droite. Néanmoins, plus que sur la forme, c’est au fond des propos tenus par François Hollande qu’il convient de s’intéresser.

Au niveau européen, le président de la République a obtenu de réelles avancées de la part de nos partenaires (amorce d’une mutualisation des dettes, pacte de croissance…). Désormais, la solidarité européenne doit jouer à plein et le fait que l’Union est une communauté de destin que la seule austérité ne peut qu’abîmer doit être clairement affirmé.

La réduction des déficits, qui doit se faire dans la justice et sans que nos services publics en soient affectés, est une condition sine qua none pour rendre à la France la possibilité de rester souveraine et de faire elle même ses choix. C’est la priorité du gouvernement de Jean-Marc Ayrault qui doit solder à marche forcée ce lourd héritage.

La France doit également reprendre l’initiative, réduire son chômage et par conséquent renouer avec la croissance. C’est tout l’enjeu de la banque publique d’investissement et des mesures décidées après la remise du rapport Gallois qui, tout en rendant du pouvoir d’achat aux Français, permettront aux entreprises de mobiliser leur trésorerie à des fins d’investissement ou d’embauche. L’économie n’aime pas les « chocs ». Elle y préfère plus sûrement la visibilité à long terme.

Ainsi, le président de la République a rendu à son mandat la temporalité qui est la sienne – cinq ans – que son prédécesseur, par une agitation permanente, avait contribué à brouiller. François Hollande a brillamment montré qu’il était le seul maître de son agenda et des réformes qu’il entend mener pour le pays. Il l’a lui même affirmé haut et fort : il ne prépare par le sort d’une prochaine élection mais bien celui de la prochaine génération.

Sans déni, il a expliqué aux Français la situation difficile de notre pays. Situation difficile due aux effets de la crise économique et aussi aux inconséquences budgétaires et financières des dirigeants de la droite qui ont gouverné ces dix dernières années.

On doit enfin reconnaître le réel courage politique de François Hollande qui, à l’inverse de son prédécesseur, assume sereinement les sondages. Ce n’est effectivement pas l’état de l’opinion d’aujourd’hui qui doit prévaloir mais bien l’état de la France dans cinq ans.

Les Français doivent avoir confiance dans la volonté de redressement du président de la République, du gouvernement et de la majorité parlementaire à l’Assemblée nationale et au Sénat. Tous tendus vers cet objectif, nous réussirons à donner à la France des marges de manœuvre comme les moyens nécessaires à son rayonnement, et à rendre aux Français la confiance dans l’avenir ainsi que la fierté de leur pays.

Auteur: Sylviane Bulteau

Députée Conseillère départementale de la Vendée

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