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Pourquoi je voterai le Traité Européen

La présidence de François Hollande a changé la donne et la réorientation du Traité autour de 3 axes, souhaités par la France, aura bien lieu : la croissance, la solidarité contre la spéculation financière, l’intégration économique et budgétaire.

Les 120 milliards d’euros inscrits dans le pacte de croissance vont permettre, dès 2013, de financer des projets industriels, technologiques et écologiques pourvoyeurs d’emplois ; la taxe sur les transactions financières sera instaurée dans tous les Etats qui en font la demande auprès de la commission européenne et l’Union Bancaire voit le jour avec l’établissement d’un mécanisme de supervision des activités financières. Enfin, la Banque Centrale Européenne (BCE) accepte de racheter « sans limitation » les dettes des Etats de la zone euro. En termes de solidarité ces décisions historiques contribuent à briser les attaques spéculatives contre les pays les plus fragiles.

La réduction des déficits et de l’endettement est la contrepartie du renforcement de la solidarité entre les Etats et le gage de la stabilité de l’euro. Nous avons toujours défendu cet équilibre devant les français.

C’est donc bien la représentation nationale qui votera ce traité car conformément à ce qui a été promis durant la campagne, il n’y aura aucun transfert de souveraineté (décision du 8 aout 2012 du Conseil Constitutionnel). C’est la grande différence avec le traité de Maastricht (1992) et le projet de Constitution Européenne de 2005. Il est important de rappeler qu’avec le TSCG, les Etats gardent la maitrise de leurs décisions, notamment en matière budgétaire.

 Ce Traité n’est qu’une première étape, Jean-Marc Ayrault, premier ministre, l’a rappelé hier lors du débat à l’Assemblée Nationale. Elle ouvrira la voie à de nouvelles avancées sur la mutualisation de la dette, le salaire minimum, les protections sociales, industrielles et commerciales, la convergence fiscale. Se dédire au moment du vote de ratification fragiliserait considérablement la crédibilité de la gauche, discréditerait la parole de la France en Europe et conduirait à mettre notre pays en marge. Le risque, alors, serait de perdre en souveraineté et d’être la proie des spéculateurs qui relèveraient aussitôt les taux d’intérêts nous amenant ainsi au niveau de la Grèce, de l’Espagne ou de l’Italie !

 Ce OUI est donc un OUI de combat qui doit donner à François Hollande la force de continuer à peser face aux gouvernements conservateurs, et aller plus loin dans la réorientation de l’Europe.

http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/declaration-du-premier-ministre-sur-les-nouvelles-perspectives-europeennes

Auteur: Sylviane Bulteau

Députée Conseillère départementale de la Vendée

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