Format d'article

Les élus de gauche vendéens à l’écoute des partenaires sociaux

Ce matin, à la Bourse du travail de La Roche-sur-Yon, j’ai pris part à une table ronde à l’invitation de la CGT aux côtés de mes collègues Pierre Regnault, maire de La Roche-sur-Yon et conseiller général, Daniel Ringeard, maire de Champagné-les-Marais, conseiller général et suppléant de Hugues Fourage, excusé, Hubert Geng, premier adjoint au maire de Fontenay-le-Comte, et enfin Maï Haeffelin, vice-présidente du Conseil régional.

Il faut noter l’absence remarquée des élus de la droite départementale, pourtant invités. Aucun parlementaire, aucun représentant officiel du Conseil général n’était présent, si ce n’est M. Bernard Perrin venu en tant que maire d’Aizenay. Cette attitude reflète bien la façon dont l’UMP et ses alliés considèrent l’action des syndicats en général et le dialogue social en particulier. Mais les temps ont changé. La méthode aussi. Les corps constitués, tant méprisés par Nicolas Sarkozy, sont désormais écoutés.

Cette rencontre a donné lieu a un large échange de vues sur la question de l’emploi, des salaires et du développement économique dans notre département. Les cas des entreprises locales en grande difficulté ont été largement évoqués. L’idée d’une concertation régulière avec les élus locaux a été retenue afin que les problèmes remontent le plus tôt possible, quand il est encore possible d’agir efficacement.

J’ai pour ma part développé les grands axes de la politique économique qu’entend mener le gouvernement. La grande conférence sociale du mois de juillet dernier avait ouvert des pistes de réflexion quant à la sécurisation des parcours professionnels, la formation continue ou l’égalité professionnelle. La banque publique d’investissement tout juste créée, à laquelle seront associées étroitement les Régions qui disposent de la compétence économique et connaissent finement les territoires, sera un outil qui offrira l’ensemble des instruments de soutien financier aux petites et moyennes entreprises et aux entreprises de taille intermédiaire ainsi que des services d’accompagnement et de soutien renforcé à l’innovation et à l’export.

Il faut enfin noter le succès de François Hollande au niveau européen. Le président de la République a effectivement réussi à obtenir la taxation des transactions financières, la mise sur les rails de l’Union bancaire européenne et un pacte de croissance de 120 milliards d’euros. Toutes ces mesures permettront de lutter contre les délocalisations et de mobiliser les politiques publiques européennes au service de l’emploi et de la croissance.

Auteur: Sylviane Bulteau

Députée Conseillère départementale de la Vendée

Laisser un commentaire