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La « monnaie de singe » de la droite

Hier, à l’Assemblée nationale, l’UMP et ses alliés de droite ont une nouvelle fois fait preuve d’une mauvaise foi à toute épreuve et d’un déni complet des lourdes responsabilités qui sont les leurs dans la situation financière difficile que rencontre le pays.

Je prendrai deux exemples particulièrement révélateurs de cet état de fait : le Schéma national des infrastructures de transport (SNIT) et la rénovation de nos établissements pénitentiaires ; deux questions qui concernent directement la Vendée à travers le projet de franchissement de la Loire ou celui de la construction d’une nouvelle prison dans notre département.

Concernant le SNIT, document non contractuel élaboré par la droite, il faut commencer par une remarque de méthode : l’ancien Gouvernement a simplement demandé aux collectivités quelles infrastructures ils souhaitaient, pour en faire une liste sans retenue… avant d’avouer lors du précédent débat budgétaire, que la liste, finalement, n’était pas réalisable ! Mais le Président de la République est garant de la parole de l’État et il a été très clair : les travaux engagés seront menés à leur terme. Néanmoins, il faut savoir que le SNIT comprend pour 245 milliards d’euros d’investissements non financés ! Cette somme représente 120 années du budget du ministère du transport ! Des arbitrages difficiles devront donc être rendus.

Sur la question des prisons, le Garde des Sceaux du précédent Gouvernement s’était engagé à moderniser les établissements. Comme l’a indiqué Christiane Taubira, sur les 23 000 nouvelles places annoncées en avril 2012, aucune – strictement aucune ! – n’était budgétée ! La gauche, elle, ne se satisfait pas de la situation. C’est pourquoi nous avons acté la hausse de 55 à 66 millions d’euros du budget du ministère de la Justice consacré aux rénovations.

Pour mémoire, il faut savoir que la dette, qui était déjà de 1 000 milliards d’euros environ en 2007 est passée à plus de 1 600 milliards à l’issue du quinquennat de Nicolas Sarkozy, soit une augmentation de 62,5% ! En outre, les engagements de dépenses pris par la droite et non financés s’élèvent aujourd’hui à 2 milliards d’euros ! Les députés UMP, comptables de ce bilan, devraient ainsi laisser la majorité travailler au redressement des finances publiques, au redressement de la France qu’ils ont, eux, résolument contribué à abaisser !

Aujourd’hui, nous travaillons à sortir de la situation d’ « abus de confiance » que nous devons à l’ancien gouvernement, vis-à-vis des élus, vis-à-vis des acteurs économiques, vis-à-vis de nos concitoyens. Le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault sera celui de la transparence, de la vérité et non, comme ce fut trop souvent le cas jusqu’ici, celui des fausses promesses.

Auteur: Sylviane Bulteau

Députée Conseillère départementale de la Vendée

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