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Budget 2013 : le courage de la gauche

Le Projet de Loi de Finances annoncé par le gouvernement s’attaque à toutes les causes de la crise économique et sociale que nous a léguées la droite : le surendettement de l’Etat, les inégalités fiscales, l’économie de la rente et des privilèges, la désindustrialisation, le gaspillage de l’argent public…

Il se concentre sur les grandes politiques publiques aujourd’hui en panne :

L’emploi : création de 340 000 emplois aidés et de 100000 contrats d’avenir.

Le logement : programmation de 150 000 logements sociaux.

L’Education : mise en œuvre des engagements sur les créations de postes et l’augmentation des moyens affectés à la réussite de tous les élèves.

C’est un budget de courage

Jamais sous la Vème République, un gouvernement n’avait consenti un tel effort de désendettement : 30 milliards d’euros qui permettront de revenir à 3 % de déficit public en un an et de recouvrer notre souveraineté financière. Un pays n’est pas libre de ses choix quand il est tributaire de ses créanciers.

C’est un budget pour l’emploi et le pouvoir d’achat sur le patriotisme

En demandant aux plus fortunés de consentir un effort particulier au redressement du pays au travers de la taxation exceptionnelle à 75 % pour les revenus au-delà de 1 million d’euros par an.

C’est un budget de compétitivité. C’est un budget économe

Qui rééquilibre complètement la fiscalité des entreprises en épaulant davantage les PME que les multinationales ; Les coûteux dispositifs d’optimisation fiscale qui permettaient aux grandes entre- prises de payer 10 points d’impôt en moins que les PME seront réduits (déductibilité des intérêts, niche Copé…).

Les PME paieront moins d’impôts en 2013 dès lors qu’elles choisissent d’affecter leurs bénéfices à l’investissement, la recherche et l’innovation.

C’est un budget qui rend à l’économie productive son primat sur la financiarisation

En renforçant la fiscalité sur les dividendes pour alléger celle sur l’investissement.

C’est un budget qui revalorise le travail

Qui fait le ménage dans les dépenses improductives de l’Etat sans prendre ses agents comme bouc-émissaires. Les effectifs de la fonction publique sont stabilisés et la tronçonneuse de la RGPP est remplacée par du sur mesure : Suppression de toutes les structures administratives devenues inutiles ou obsolètes (ambassades thématiques ; doublons avec les collectivités territoriales ; agences ou autorités indépendantes sans mission claire…). Annulation ou gel de projets coûteux et sans urgence.

C’est un budget de reconstruction de l’Etat

Après 10 années de gaspillage et de paupérisation par la droite :

doublement de la dette et des déficits ; dilapidation de l’argent public dans des politiques de défiscalisation sans effet sur l’emploi et la compétitivité de notre économie ; coupes aveugles dans les services publics et dans leurs effectifs ; saupoudrage des crédits dans des politiques clientélistes. C’est cet héritage de la droite que nous apurons.

En alignant enfin la fiscalité des revenus du capital sur ceux de l’emploi : 1 euro gagné par son travail était taxé 15 % de plus qu’un euro placé en capital.

Cette inégalité disparaît pour les dividendes, les plus-values mobilières et les intérêts, sans toucher à l’exonération fiscale de l’épargne populaire (livret A, assurance-vie…) qui contribue à financer le logement et les entreprises.

La rente sera également d’avantage mise à contribution avec le renforcement de la fiscalité sur le patrimoine et la fortune.

Auteur: Sylviane Bulteau

Députée Conseillère départementale de la Vendée

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