Format d'article

Session du Conseil Général : un peu de vérité !

Dernier round, vendredi, de la session du Conseil Général, avec le budget supplémentaire en guise d’adversaire. Quelques passes d’armes entre gauche et MPF (je dis MPF parce que les autres ont ne sait pas ce qu’ils sont !) notamment sur l’environnement, les énergies, et bien sur les collèges publics.

Tout d’abord l’approvisionnement en eau potable du département : alors que la gauche défend l’approvisionnement de la Vendée par une conduite d’eau arrivant directement de la Loire (depuis Basse Goulaine en Loire-Atlantique) vers Apremont, Villiers s’entête avec le barrage de l’Auzance qui sonnera la fin de la dernière rivière sans barrage de Vendée comme le souligne les associations environnementalistes : Rupture de continuité écologique, accumulation de sédiments (contaminés par les polluants d’origine agricole), réchauffement de l’eau et eutrophisation constituent un coût environnemental du projet estimé à près de 40 millions d’euros.

D’autres solutions sont également envisageables, tout d’abord la recherche d’eau souterraine, la surveillance sérieuse des canalisations qui laisseraient fuir 14 % de la ressource, diversifier les cultures ou bien encore l’éducation à la gestion de l’eau pour les particuliers, les entreprises….

Le conseil général envisage également l’installation d’une usine de dessalement. Dans ce domaine prudence, car ce genre d’équipement peut vite être source de pollution et de destruction de la faune et de la flore autour. La majorité villiériste propose de coupler cette usine avec la production d’énergie renouvelable (énergie solaire, marine par la houle, vagues, marées, courants..) tout en manœuvrant pour faire capoter le projet d’éolien off shore au large de l’Ile d’Yeu !! Que d’incohérence.

Voilà donc un département qui se veut le champion de l’environnement en créant un nouveau barrage, en faisant passer une route au milieu des marais de Talmont, en programmant la construction de trois nouvelles retenues d’eau dans le sud Vendée (qui profitent à quelques grands irrigants sans rechercher la diversification des cultures), en privant la Vendée d’une autonomie énergétique avec le parc éolien off shore ou en intervenant auprès de Borloo pour empêcher le Marais Poitevin de retrouver sa labellisation perdue en 1997 pour cause de disparition des prairies humides, au profit de pratiques agricoles intensives céréalières.

Le comble avec l’exemple de cette agricultrice bio qui avait reçu l’autorisation d’exploiter une terre appartenant au CG avant qu’elle ne lui soit retirée 8 jours plus tard (OF du 25 juin, page Challans) ! Quand je pense que nous venons de voter la création d’un « Institut Vendée Bio Terroir » qui inclut un chapitre dit « pratiques respectueuses de l’environnement » et qui fait l’apologie de l’agriculture biologique.

Bref, de l’affichage, de la com mais peu de concret, comme pour les collèges d’ailleurs et je voudrais clarifier la position de notre groupe concernant notre abstention de vendredi dernier. Afin de marquer notre mécontentement sur l’avancement des travaux dans les collèges nous nous sommes abstenus sur le dossier III A 2 qui a pour objet : « programme d’investissement des collèges publics de Vendée : ajustement des crédits et actualisation des besoins ». J’étais déjà intervenu lors de la session décentralisée à Vix pour me plaindre des incessants effets d’annonce jamais suivis des faits : « Pour continuer sur ce chapitre des collèges publics il convient de rappeler quand même le retard pris dans les travaux de rénovation de certains collèges. Si je prends l’exemple du collège Renoir sur mon canton, l’ancienne conseillère générale avait annoncé au conseil d’administration du 26 novembre 2007 des opérations pluriannuelles d’entretien pour un montant total de 800 000 euros avec notamment :

– la restructuration/extension du CDI
– la création d’un foyer
– l’extension du préau principal
– la restructuration de sanitaires
– la création d’un nouveau bloc sanitaire
– la réorganisation d’une partie des locaux du personnel de cuisine
– la réorganisation de l’accès extérieur de la demi-pension
– la restructuration d’un local dans l’espace maintenance

Même le planning était définit avec la conception, la passation des marchés et l’exécution des travaux qui devaient démarrer en février 2009 pour une durée de 6 mois ! Dans cette perspective le CDI, par exemple, a été déménagé en juin 2009 pour permettre les travaux. A ce jour il n’y a rien de commencé et nous avons ici un collège qui n’a plus de CDI (implanté pour l’instant dans un local tout petit), qui n’a pas de foyer, tout cela pénalisant le travail des enseignants et des élèves. Je vous demande donc de veiller à respecter les engagements annoncés à l’époque  par une élue de votre majorité. A moins, mais je n’ose l’imaginer, que le changement de couleur politique sur ce canton soit à l’origine de ce retard !

        Le CDI                                        L’état des murs !

Il s’avère qu’un avenant à ce rapport portait sur le financement d’une étude pour le collège des Essarts prévu en 2013, il n’est évidemment pas envisageable pas que notre groupe ne valide pas les futurs crédits qui seront proposés pour la construction des quatre collèges. Mais Villiers a l’art de transformer la vérité en ironisant sur notre abstention qui se conçoit pour nous comme une vigilance.

Auteur: Sylviane Bulteau

Députée Conseillère départementale de la Vendée

Laisser un commentaire