Format d'article

Les conseillers régionaux socialistes vendéens aux côtés des pêcheurs et des producteurs de lait indépendants

jy-grelaud-pecheursJean-Yves Grelaud, Patricia Cereijo et moi même étions présents ce 17 octobre, Place Napoléon, pour apporter notre soutien aux pêcheurs et aux producteurs de lait membres de l’APLI de Vendée.

Pêche et agriculture sont deux piliers de l’économie régionale et départementale. Ces deux secteurs rencontres aujourd’hui des problèmes communs (notamment les producteurs de lait) auxquels les régions du Grand Ouest tentent de répondre à travers des propositions concrètes et communes :

Sans attendre ces difficultés, Jacques Auxiette  se préoccupe depuis 2004 des dossiers agriculture et pêche. Nos actions dans ce domaine sont concrètes, sonnantes et trébuchantes !

http://www.paysdelaloire.fr/services-en-ligne/aides-regionales/action-economique/developpement-agricole/

http://www.paysdelaloire.fr/services-en-ligne/aides-regionales/action-economique/peche-et-aquaculture/

Ce matin distribution de merlus et de lait pour sensibiliser le public sur les dérives de la PAC (Politique Agricole Commune) et la PCP (Politique Commune des Pêches). Quelques chiffres éloquents : le prix de revient du lait pour le producteur est de 0, 313 €/litre, alors que le prix de vente est de 0,267 €/litre à la laiterie. Pour la pêche, le merlu est actuellement acheté aux pêcheurs 2,5 € le kilo !

Ces chiffres en disent long sur le besoin de régulation et de modulation des marchés, dont l’Europe libérale, des amis de Mr Sarkozy, doit s’emparer de toute urgence. 

Une tonne de merlus et 700 litres de lait distribués ce matin Place Napoléon. manif-crise-du-laitLes producteurs de l’APLI (Association des Producteurs de Lait Indépendants)avaient tout prévu, même la petite recette, celle des oeufs au lait : 1 litre de lait, 6 oeufs, 125 gr de sucre. Faites bouillir le lait entier, battre les oeufs avec le sucre, verser dessus le lait bouillant en remuant le mélange. Verser dans un plat allant au four. Faire cuire 40 mn au bain marie (130 °).

http://www.apli-nationale.org/

ci-dessous les positions des régions du Grand Ouest sur la crise du lait et de la pêche.

Crise du lait

Pour les Présidents des Régions de l’Ouest, la réponse à la crise du lait ne peut être qu’européenne. Présents au salon agricole SPACE à Rennes, Laurent Beauvais, Président de la Région Basse-Normandie, Jean-Yves Le Drian, Président de la Région Bretagne, et Dominique Tremblay, représentant Jacques Auxiette, Président de la Région des Pays de la Loire, ont abordé jeudi 17 septembre la grave crise que connaît le secteur laitier en France et en Europe. Ils ont tenu à rappeler l’importance de la filière laitière dans leur région respective, que ce soit en termes d’emploi, d’installation des jeunes et d’aménagement du territoire.

MM. Le Drian, Beauvais et Tremblay ont réaffirmé la position commune des Régions de l’Ouest, exprimée dès le mois de février 2008 :

> Pour le maintien des quotas laitiers réactifs et flexibles,
> Pour une politique efficace de régulation des marchés agricoles,
> Pour une agriculture durable et diversifiée sur tout le territoire européen.
Soutenir les éleveurs par le biais du FEADER

Le « bilan de santé de la PAC », établi fin 2008, dégage de considérables marges de manœuvre budgétaires pour que la France puisse soutenir ses éleveurs laitiers par le biais du FEADER, le second pilier de la PAC.

Les Régions demandent donc au Gouvernement de mettre immédiatement à profit cette opportunité pour sauver des milliers d’exploitations de la faillite et de la disparition.
L’attribution de ces aides devra se faire de la manière la plus transparente possible, en y associant les Conseils régionaux.

Régulation publique et gel de l’augmentation des quotas e 1 % par an :

Mais bien plus que des aides, c’est d’une véritable politique de régulation publique dont l’agriculture a besoin. Les Présidents de Région s’engagent à agir à Bruxelles, dans la mesure de leurs moyens, aux côtés d’autres régions européennes et de parlementaires européens, afin d’amener le Conseil et la Commission à reconsidérer leur position dogmatique sur la libéralisation des marchés agricoles. Ils demandent en particulier le gel de l’augmentation du quota laitier de 1% par an qui condamne les agriculteurs à être payés en dessous de leur prix de revient.
Réforme de la politique européenne de la pêche

Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional de Bretagne, Jacques Auxiette, président du Conseil régional des Pays de la Loire, François Maïtia, vice-président du Conseil régional d’Aquitaine ont présenté la contribution commune élaborée en réponse au Livre vert par les Régions Bretagne, Pays de la Loire, Aquitaine, Basse-Normandie et Poitou-Charentes.

Gouvernance multi-niveaux, gestion publique éco systémique de la ressource et politique maritime intégrée sont les principales attentes exprimées dans le document.

Les cinq régions maritimes de l’Ouest français représentent à ce jour près de 80% des ventes nationales des produits de la pêche et comptent parmi les régions européennes les plus actives, tant au niveau des activités de pêche que de conchyliculture. Elles apparaissent donc naturellement comme des interlocuteurs de premier plan dans le cadre d’une réforme durable de la politique commune de la pêche et de l’aquaculture (PCPA).

Afin de faire entendre leur voix, les cinq régions se sont regroupées pour présenter, en réponse au Livre vert -la consultation lancée par Bruxelles pour préparer la nouvelle politique européenne de la pêche et de l’aquaculture de 2012- une position commune sur cette réforme.
A travers cette contribution, les cinq régions, qui veilleront au maintien d’une politique commune de la pêche et de l’aquaculture convenablement dotée en outils financiers, ont souhaité délivrer plusieurs messages :

• la politique commune de la pêche et de l’aquaculture doit permettre une meilleure structuration de la filière avec un renforcement des organisations de producteurs et la protection des marchés intérieurs ;
• la gouvernance doit être maintenue à plusieurs niveaux tout en renforçant le rôle des Conseils consultatifs régionaux (CCR) et l’implication des Régions ;
• la PCPA doit donner lieu à une gestion éco systémique de la ressource, avec une répartition des quotas par pêcherie, à l’échelon le plus pertinent du bassin maritime. La ressource est un bien public qui doit rester sous contrôle public, sans privatisation des quotas ;
• la pêche et l’aquaculture ne peuvent être raisonnées que dans le cadre d’une politique maritime intégrée, car elles interagissent avec l’environnement économique, social et environnemental ;
• ces deux secteurs doivent pouvoir se moderniser par la formation des jeunes, le développement des bateaux du futur… en pleine cohérence avec une gestion durable de la ressource.

Auteur: Sylviane Bulteau

Députée Conseillère départementale de la Vendée

Laisser un commentaire